Les auteurs précisent que leurs « résultats suggèrent que la transferrine peut protéger les cellules de l’épithélium pigmentaire rétinien des mécanismes pathologiques clés associés à la DMLA sèche, notamment le stress oxydatif, les dommages mitochondriaux, l’inflammation, l’activation du complément et la ferroptose due à l’accumulation de fer et à la peroxydation lipidique ». Ils poursuivent : « Notamment, nous avons observé que la transferrine peut réduire les niveaux de fer intracellulaire dans les cellules de l’épithélium pigmentaire rétinien, atténuant potentiellement les dommages cellulaires induits par le fer. Par conséquent, la supplémentation en transferrine oculaire pourrait potentiellement offrir une approche thérapeutique pour aider à atténuer les dommages et la perte de l’épithélium pigmentaire rétinien, ce qui pourrait contribuer à retarder la conversion de la DMLA en atrophie géographique ou à ralentir la progression de l’atrophie géographique. »
Dans les études cliniques, les niveaux de fer mesurés dans l’humeur aqueuse ne représentent probablement qu’une fraction de l’exposition réelle. Les chercheurs notent que des études plus importantes avec un plus grand nombre de patients dans chaque sous-groupe, potentiellement stratifiées par la taille des lésions d’atrophie géographique, sont nécessaires pour consolider ces résultats et déterminer si l’équilibre fer-transferrine dans l’humeur aqueuse pourrait servir de biomarqueur pour la progression de l’atrophie géographique. De plus, bien que les cellules d’épithélium pigmentaire rétinien dérivées de cellules souches pluripotentes ne reproduisent pas le microenvironnement complexe de la rétine externe, elles fournissent un modèle approprié pour étudier les mécanismes de la DMLA.
Jenny Youale, Karine Bigot et Thierry Bordet sont employés d’Eyevensys. Francine Behar-Cohen est la fondatrice d’Eyevensys. Émilie Picard et Francine Behar-Cohen détiennent des brevets sur l’utilisation thérapeutique de la transferrine (WO2012004416 ; WO2016184967). Émilie Picard et Thierry Bordet ont reçu une subvention de l’Agence nationale de la Recherche française (ANR-20-CE18-0023 projet RetinaCARE). Jenny Youale a reçu une bourse de l’Agence nationale de la Recherche et de la Technologie (ANRT).
Source: https://www.univadis.fr/

Lire les petits caractères d’un livre ou reconnaître le sourire de vos petits-enfants ? Pour les millions de seniors dans le monde touchés par la DMLA sèche, ce rêve semblait hors de portée. Or, une étude publiée dans le New England Journal of Medicine dévoile les résultats prometteurs de l’implant rétinien PRIMA. Pour ceux qui luttent c
Lire les petits caractères d’un livre ou reconnaître le sourire de vos petits-enfants ? Pour les millions de seniors dans le monde touchés par la DMLA sèche, ce rêve semblait hors de portée. Or, une étude publiée dans le New England Journal of Medicine dévoile les résultats prometteurs de l’implant rétinien PRIMA. Pour ceux qui luttent contre cette maladie dégénérative de la rétine, ce nouveau traitement DMLA 2026 offre une vision partielle inespérée et suffisante pour retrouver de l’autonomie. Preuve de l’intérêt suscité par cette technologie, son développeur a annoncé en mars 2026 une levée de fonds destinée à accélérer son déploiement. Zoom sur cette avancée révolutionnaire.
La DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) est une maladie ophtalmique qui touche la macula, cette petite zone au centre de la rétine essentielle pour voir les détails. Première cause de handicap visuel chez les plus de 50 ans en France, cette cécité affecte près de 1,5 million de personnes après 60 ans et se présente sous deux formes :
La forme sèche, dite atrophique, est la plus courante. Avec le temps, des dépôts appelés drusen s’accumulent sous la rétine et les cellules de la macula, responsables de la vision des détails, s’atrophient progressivement. Ils entraînent une perte progressive de la vision centrale. Cette atrophie géographique (ou AG) se caractérise par une vision centrale floue ou assombrie qui empêche de lire, de conduire ou même de reconnaître un visage.
Anxiogène et souvent responsable de perte d’autonomie, cette maladie rétinienne ne dispose pas encore de traitement curatif. La prise en charge repose surtout sur la surveillance, les aides visuelles et, dans certains cas, des compléments alimentaires.
Le 20 octobre 2025, une étude internationale (Inserm, CNRS, Stanford) a révélé des résultats spectaculaires pour l’implant PRIMA, développé par Pixium Vision (racheté par Science Corporation).
Testé sur 38 patients âgés en moyenne de 79 ans dans 17 centres, dont l’Hôpital des Quinze-Vingts à Paris, ce nouveau traitement DMLA sèche a transformé des vies :
Sans parler de guérison totale, pour le Pr José-Alain Sahel, pionnier de l’étude, « cet implant sous la rétine est une révolution pour la santé visuelle des seniors ».
Désigné comme une prouesse technologique, PRIMA est un système qui combine deux éléments : un implant sous-rétinien et des lunettes spéciales.
Tout commence par une chirurgie de précision d’une heure où une micropuce de 2 mm x 2 mm, fine comme un cheveu (30 microns d’épaisseur) est implantée sous la rétine. Dotée de 378 électrodes photovoltaïques, elle remplace les cellules photoréceptrices mortes. La puce capte des signaux lumineux et stimule les cellules nerveuses encore actives de la rétine.
Une fois la puce implantée, le patient porte des lunettes à réalité augmentée équipées d’une caméra miniature. Ces lunettes capturent ce qui vous entoure : un livre, un sourire, un panneau. Les images sont aussitôt envoyées à un petit boîtier de poche, de la taille d’un smartphone, dans lequel un algorithme intelligent peut agrandir les images jusqu’à 12 fois et amplifier le contraste ou la luminosité pour les rendre plus nettes. Un peu comme ajuster une photo pour qu’elle soit plus claire pour vos yeux.
Ces images optimisées sont ensuite converties en faisceaux infrarouges et projetées directement sur la puce. Les électrodes s’activent et stimulent les cellules rétiniennes encore saines. Ces cellules envoient des signaux électriques via le nerf optique jusqu’au cerveau. Le cerveau traite ces signaux et les traduit en images.
La vision reste limitée à environ 20/200, soit 1/10ᵉ de la normale. Mais pour un senior atteint de DMLA sèche, cela signifie lire un gros titre, reconnaître un visage ou éviter un obstacle.
Une rééducation de 3 à 6 mois est nécessaire pour adapter le cerveau et apprendre à déchiffrer ce nouveau système.
Bien que Prima ne guérisse pas la DMLA sèche à 100 %, cette étude clinique est une réussite :
Comme toute chirurgie oculaire, l’implantation peut entraîner des complications, généralement prises en charge par les équipes médicales. Mais, les résultats sont suffisamment prometteurs pour officialiser une commercialisation en Europe dès 2026-2027, une fois le marquage CE étendu.
Quant au prix du traitement de la DMLA, il n’est pas encore public. Les estimations tournent autour de 80 000 €, avec une possible prise en charge partielle par la Sécurité sociale.
En mars 2026, l’entreprise Science Corporation, qui développe l’implant rétinien PRIMA, a annoncé une nouvelle levée de fonds destinée à accélérer son déploiement.
Ces financements doivent permettre de poursuivre les essais cliniques et préparer une future commercialisation en Europe, notamment pour les patients atteints d’atrophie géographique liée à la DMLA.
L’accès à cette technologie reste toutefois conditionné aux autorisations réglementaires, dont le marquage CE.
En attendant l’accès à l’implant rétinien pour DMLA, des approches naturelles peuvent aider à ralentir la progression et à renforcer la santé oculaire.
Pour faciliter le quotidien des personnes touchées et éviter le risque de chute, équipez-les de loupes, de téléagrandisseurs et adaptez l’éclairage de leurs pièces de vie.
Après plus de 20 ans de recherche translationnelle, le développement de l’implant PRIMA est une bouffée d’espoir pour l’indépendance des personnes malvoyantes. Car, même si ce nouveau traitement DMLA sèche ne guérit pas complètement, cet exploit reste une première pour ce type d’essai clinique. Cette prouesse technologique est telle qu’une version améliorée de l’implant sous-rétinien (10 000 électrodes) est déjà en développement. L’objectif : que ce traitement DMLA sèche puisse aussi bénéficier à d’autres maladies, comme la rétinite pigmentaire.
Source: https://www.capretraite.fr/blog/actualites/dmla-seche-limplant-retinien-prima-redonne-la-vue/

Les bilans de santé, loin d’être une perte de temps, permettent de préserver son capital santé et d’agir rapidement en cas de problème. Zoom sur ceux qu’il ne faut pas rater après 60 ans !
A 60 ans, le cœur peut montrer quelques signaux de fatigue. Même sans symptôme, mieux vaut prendre rendez-vous chez le cardiologue pou
Les bilans de santé, loin d’être une perte de temps, permettent de préserver son capital santé et d’agir rapidement en cas de problème. Zoom sur ceux qu’il ne faut pas rater après 60 ans !
A 60 ans, le cœur peut montrer quelques signaux de fatigue. Même sans symptôme, mieux vaut prendre rendez-vous chez le cardiologue pour prévenir tout accident cardio-vasculaire, d’autant plus si on décide de reprendre une activité physique.
Le cardiologue évaluera les facteurs de risque (hypertension, sédentarité, tabagisme, surpoids, stress, etc.). Un suivi est indispensable en cas d’accident cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral.
Avec l’âge, la vue a tendance à baisser. Il est donc important de se rendre chez l’ophtalmologiste au moins une fois par an pour adapter au besoin une correction visuelle.
C’est également l’occasion de repérer certaines pathologies oculaires : dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), glaucome ou cataracte.
Les pathologies liées à la prostate sont souvent silencieuses, c’est pourquoi il est indispensable de faire un examen des fonctions sexuelles et urinaires à partir d’un certain âge. Le vieillissement occasionne une diminution lente mais irréversible de la production des hormones mâles.
Un dépistage du cancer de la prostate sera proposé au moyen d’un dosage du PSA (antigène prostatique spécifique) et par le biais d’un toucher rectal.
Le suivi gynécologique est important, même et surtout en cas de ménopause.
Une consultation permet de réaliser un frottis pour s’assurer qu’il n’y ait pas de lésions précancéreuses. Des problématiques éventuelles d’incontinence urinaire, de problèmes sexuels ou de troubles de l’humeur liés aux variations hormonales pourront également être abordées.
Aussi, pour les femmes, il est crucial également de réaliser un examen des seins et une mammographie. En effet, le risque de cancer du sein augmente avec l’âge. Ainsi, une mammographie est recommandée tous les 1 à 2 ans.
Détecté à un stade précoce, le cancer colorectal guérit dans 90 % des cas.
Le dépistage consiste en une recherche de sang dans les selles tous les deux ans chez les personnes qui n’ont pas de facteurs de risque connus.
Il est simple à réaliser et se fait à domicile par le biais d’un prélèvement de selle sur un coton-tige, que l’on met directement dans un petit tube envoyé au laboratoire grâce à une enveloppe pré-remplie et préaffranchie. Source: https://www.passeportsante.net/ rédactrice Alexane Flament

Cette espèce de requin, dont la durée de vie semble infinie, présente l’incroyable capacité de préserver sa vision pendant au moins plus d’un siècle. Une piste pour les scientifiques qui espèrent freiner la césité humaine. Au large de l’île de Disko, au Groenland, vit un mammifère marin des plus incroyables. Le requin du Groenland, dont
Cette espèce de requin, dont la durée de vie semble infinie, présente l’incroyable capacité de préserver sa vision pendant au moins plus d’un siècle. Une piste pour les scientifiques qui espèrent freiner la césité humaine. Au large de l’île de Disko, au Groenland, vit un mammifère marin des plus incroyables. Le requin du Groenland, dont l’espérance de vie tourne autour des 300 ans, aurait la capacité de maintenir tout au long de son existence, une très bonne vision. Comment cela est-il possible ?
Un groupe de chercheurs internationaux s’est posé la question et a publié les résultats dans la revue Nature (source 1). Ce qui est étonnant, au-delà de la longévité formidable de ce vertébré, c’est que jusqu’alors, on pensait que le requin du Groenland était aveugle. Infectés par des copépodes, des parasites qui se fixent sur la cornée et obscurcissent la vision, les yeux de ce requin ne devraient pas voir aussi longtemps.
Pourtant, après avoir analyser les yeux de plusieurs requins du Groenland entre 2020 et 2024, les chercheurs ont découvert que ces derniers, tous âgés de plus d’un siècle, « n’ont révélé aucun signe de mort cellulaire » dans leurs rétines. Au contraire : « leurs yeux sont toujours capables de suivre la lumière ».
Chaque œil contient plusieurs couches de photorécepteurs leur permettant de voir. Chez l’humain, ces derniers prennent la forme de cônes et de batônnets, chez le requin du Groenland, on ne retrouve que les bâtonnets.
Chez l’humain, ces couches se détériorent avec le temps, menant à une cécité partielle ou complète. Chez le requin du Groenland, « il n’y aucun signe évident de dégénérescence rétinienne ». Comment cela est possible ? Les scientifiques l’expliquent après avoir identifié « une forte expression des gènes associés à la réparation de l’ADN dans la rétine ». Associé à un milieu abyssale glacé, propice à la préservation des tissus, l’existence de ces gènes confirmés par plusieurs tests, seraient la raison du « maintien de l’intégrité rétinienne à long terme chez le requin du Groenland ».
Dans la rétine humaine, la perte de photorécepteurs est inhérente à l’âge. Les scientifiques estiment par ailleurs que si un être humain devait vivre jusqu’à 400 ans, « il devrait perdre entre 50 et 90 % de ses photorécepteurs à bâtonnets ».
L’extraordinaire capacité d’adaptation et de préservation des rétines des vertébrés de l’Arctique, serait une ressource remarquable pour la médecin humaine. « Ces espèces à très longue durée de vie peuvent nous apprendre énormément sur la vision et son vieillissement » a affirmé Emily Tom, doctorante ayant travaillé sur l’étude. Source: https://www.santemagazine.fr/

La dégénérescence maculaire liée à l’âge, ou DMLA, est une maladie qui conduit à une destruction progressive du centre de la rétine et à une perte de la vision centrale. La forme dite « humide », liée à un problème de vascularisation, peut être contrôlée. Mais aucun traitement ne permet encore de ralentir la progression de la maladie dan
La dégénérescence maculaire liée à l’âge, ou DMLA, est une maladie qui conduit à une destruction progressive du centre de la rétine et à une perte de la vision centrale. La forme dite « humide », liée à un problème de vascularisation, peut être contrôlée. Mais aucun traitement ne permet encore de ralentir la progression de la maladie dans sa forme dite « atrophique ». Une équipe Inserm du Centre de recherche des Cordeliers à Paris propose une nouvelle piste pour traiter cette seconde forme : s’attaquer à l’excès de fer présent dans la rétine des patients.
Le fer est nécessaire au fonctionnement de l’organisme, mais en quantité très contrôlée. En excès, il favorise des réactions d’oxydation, devient toxique et entraîne la mort des cellules. On parle de « ferroptose », un phénomène qui pourrait notamment être une des causes de la DMLA atrophique. Cette maladie liée à l’âge, principale cause de cécité chez les personnes de plus de 65 ans dans les pays développés, se caractérise par la dégénérescence progressive des cellules du centre de la rétine. Il en résulte un déclin de la vision centrale. Et à ce jour, aucun traitement efficace ne permet de ralentir la progression de la maladie. « Le fer est présent dans l’œil et il est essentiel aux fonctions rétiniennes, clarifie Émilie Picard, chercheuse Inserm au Centre de recherche des Cordeliers à Paris. Une protéine appelée transferrine y maintient un taux de fer équilibré en capturant une ou deux molécules de fer libre chacune, pas plus, évitant toute surcharge et donc toute toxicité. Toutefois, quelques études ont montré qu’il existe un excès de fer dans les rétines des patients atteints de DMLA, suggérant un lien avec la maladie. Nous avons voulu vérifier cela et nous sommes intéressés au comportement de la transferrine dans cette situation. »
Dans le cadre de ce projet, l’équipe a eu accès à des échantillons du liquide présent en avant de l’œil – l’« humeur aqueuse » – de patients opérés à l’Institut Cochin pour traiter une autre maladie de l’œil : la cataracte. Avant la chirurgie, ces personnes passaient un examen de dépistage de DMLA pour identifier ceux qui étaient également concernés par cette maladie et en évaluer le stade.
L’analyse des échantillons d’humeur aqueuse des patients atteints de DMLA a révélé des taux de fer supérieurs à la normale, avec notamment une concentration très élevée au stade précoce de la maladie. En outre, les molécules de transferrines présentes dans l’humeur acqueuse étaient toutes saturées en fer : en situation normale, une partie d’entre elles reste capable de capturer des molécules de fer libres. « Ces observations confirment qu’il existe un déséquilibre dans le métabolisme du fer dans la rétine des personnes atteintes de DMLA, susceptible d’entraîner une ferroptose. Et les transferrines présentes ne peuvent réguler cet excès de fer », explique Émilie Picard.
Si ces travaux ne permettent pas encore de comprendre pourquoi le fer est en excès dans la rétine de ces patients, ou pourquoi la transferrine n’est pas produite en plus grande quantité face à cette situation, ces observations se révèlent déjà intéressantes sur le plan thérapeutique. Les chercheurs ont en effet eu l’idée d’étudier les effets d’un ajout de transferrine dans des cellules en culture. Ce travail a été réalisé sur des cellules humaines d’épithélium pigmenté, « la couche de cellules de la rétine atteinte en priorité dans la DMLA », précise Emilie Picard. Dans ces cellules initialement saines, les chercheurs ont provoqué un excès de fer ou déclenché directement des réactions d’oxydation toxiques pour les cellules. Le résultat a été sans appel : ces modifications ont entraîné une ferroptose et une inflammation caractéristique de la DMLA. Mais l’ajout de transferrine a bloqué ces processus et protégé les cellules de ces dommages.
Ces résultats confirment de précédentes données obtenues par l’équipe sur l’intérêt thérapeutique de la transferrine. Deux brevets ont été déposés et un médicament est en cours de développement en partenariat avec PulseSight Therapeutics, une spin-off de l’Inserm. « Il s‘agit d’une thérapie génique destinée à augmenter le taux de transferrine dans les cellules rétiniennes. Une petite molécule d’ADN circulaire libre transporte le gène codant pour la protéine. Elle est déposée à la surface de l’œil, puis l’application d’un très faible courant électrique (électroporation) permet de la faire pénétrer dans les cellules. De la transferrine est ensuite produite à partir du gène thérapeutique pendant plusieurs mois, permettant d’espacer les administrations », décrit Émilie Picard. Un premier essai clinique a débuté en 2025 et une seconde phase, à plus grande échelle, est prévue à partir de la mi-2026.
Émilie Picard est chercheuse Inserm dans l’équipe Physiopathologie des maladies oculaires : innovations thérapeutiques dirigée par Francine Behar-Cohen au Centre de recherche des Cordeliers (unité 1138 Inserm/Sorbonne Université/Université Paris-Cité) à Paris. Source: https://www.inserm.fr/

Des chercheurs de la faculté de médecine de l’Université du Minnesota ont montré que la réduction de l’inflammation chronique peut protéger de manière significative contre une pathologie de type dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) dans des modèles précliniques. Les résultats ont été récemment publiés dans Mort cellulaire et mala
Des chercheurs de la faculté de médecine de l’Université du Minnesota ont montré que la réduction de l’inflammation chronique peut protéger de manière significative contre une pathologie de type dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) dans des modèles précliniques. Les résultats ont été récemment publiés dans Mort cellulaire et maladie.
La DMLA est la principale cause de perte de vision et de cécité chez les Américains âgés de 65 ans et plus, selon les Centers for Disease Control and Prevention. Alors que la plupart des traitements actuels contre la DMLA traitent uniquement la maladie à un stade avancé, cette recherche adopte une approche innovante en se concentrant sur une protection précoce.
Ces résultats démontrent que le ciblage des aspects clés de l’inflammation a le potentiel de prévenir un spectre de maladies oculaires qui rappellent la dégénérescence maculaire liée à l’âge. Notre espoir est que ce travail ouvrira finalement la voie à de nouveaux traitements préventifs pour la DMLA centrés sur la voie de l'inflammasome. »
John Hulleman, PhD, professeur agrégé, faculté de médecine de l'Université du Minnesota
L’équipe de recherche a découvert que l’élimination des composants clés de la cascade inflammatoire empêchait les signes caractéristiques d’une maladie rétinienne précoce, notamment l’infiltration de cellules immunitaires dans l’espace sous-rétinien et la formation de dépôts sous-rétiniens. En intervenant avant que des dommages graves ne surviennent, la stratégie peut offrir la meilleure chance de retarder ou d’empêcher la progression vers les stades les plus nocifs de la DMLA.
« Nous sommes encouragés par nos résultats et par le potentiel de prévenir ou de retarder la perte de vision chez les personnes présentant les premiers signes de DMLA. Ce que nous apprenons pourrait changer la vie de nombreuses personnes à l'avenir, car la DMLA touche aujourd'hui près de 20 millions d'Américains », a déclaré le Dr Hulleman, qui est également l'auteur correspondant de l'article.
L’équipe de recherche vise ensuite à déterminer si des approches anti-inflammatoires similaires pourraient être utilisées non seulement pour prévenir la maladie, mais aussi pour l’inverser une fois qu’elle commence.
Cette recherche a été financée par le National Eye Institute, l'Institut national du diabète et des maladies digestives et rénales, la Fondation Helen Lindsay, la Chaire Larson Endowed pour la recherche sur la dégénérescence maculaire, le prix de la Fondation Edward N. et Della L. Thome Memorial pour la recherche sur la dégénérescence maculaire liée à l'âge et le programme de subventions Peter O'Donnell Jr. Brain Institute de l'UT Southwestern. Source: https://ma-clinique.fr/

Et si ce rituel matinal apparemment anodin abîmait lentement vos yeux ? C’est la question que soulève une étude récente de l’Université de médecine de Hubei, en Chine. Les chercheurs ont identifié un lien fort entre la consommation régulière de café instantané et
le développement
de la DMLA sèche, une forme de dégénérescence maculaire lié
Et si ce rituel matinal apparemment anodin abîmait lentement vos yeux ? C’est la question que soulève une étude récente de l’Université de médecine de Hubei, en Chine. Les chercheurs ont identifié un lien fort entre la consommation régulière de café instantané et
le développement
de la DMLA sèche, une forme de dégénérescence maculaire liée à l’âge.
Cette pathologie, qui touche principalement les plus de 50 ans, est la première cause de perte de la vision centrale. Progressivement, elle altère la macula, la zone de la rétine indispensable pour lire ou reconnaître les visages. Et parmi les types de café analysés, seul le café instantané semble multiplier les risques.
La DMLA existe sous deux formes. La version humide, rare mais agressive, peut être ralentie grâce à des traitements spécifiques. La forme sèche, elle, progresse lentement mais de manière irréversible, jusqu’à rendre certaines personnes presque aveugles.
C’est cette forme atrophique que l’étude lie à la consommation de café soluble. Publiée dans Food Science & Nutrition, l’enquête s’est appuyée sur les données de plus de 500 000 adultes suivis dans la cohorte UK Biobank. Résultat : les personnes buvant deux tasses ou plus de café instantané par jour et présentant une prédisposition génétique à la DMLA voient leur risque multiplié par sept.
Le danger ne viendrait pas du café en lui-même, mais de sa transformation. Le café instantané est soumis à des procédés industriels comme la torréfaction intense et la déshydratation, qui génèrent des composés chimiques nocifs, notamment l’acrylamide et certains lipides oxydés. Ces substances sont connues pour provoquer un stress oxydatif et une inflammation chronique de la rétine. Deux mécanismes directement impliqués dans la détérioration des photorécepteurs de l’œil, essentiels à la vision nette.
Source: https://www.psychologies.com/ Isabelle Thibaud

Les minuscules vaisseaux sanguins de nos yeux révéleraient bien des choses sur notre santé, à en croire cette nouvelle étude. Et s’il suffisait d’un simple scanner rétinien pour prédire notre risque de développer une maladie cardiovasculaire ou notre vitesse de vieillissement ?
C’est ce que suggère une nouvelle étude, parue dans la rev
Les minuscules vaisseaux sanguins de nos yeux révéleraient bien des choses sur notre santé, à en croire cette nouvelle étude. Et s’il suffisait d’un simple scanner rétinien pour prédire notre risque de développer une maladie cardiovasculaire ou notre vitesse de vieillissement ?
C’est ce que suggère une nouvelle étude, parue dans la revue Sciences Advances (Source 1), le 24 octobre 2025. L’étude indique en effet que les scanners de la rétine pourraient un jour servir de fenêtre sur la santé cardiovasculaire, et sur l’état du vieillissement biologique.
« En reliant les scanners rétiniens, la génétique et les biomarqueurs sanguins, nous avons découvert des voies moléculaires qui aident à expliquer comment le vieillissement affecte le système vasculaire », explique Marie Pigeyre, auteure principale de l’étude et professeure agrégée au département de médecine de McMaster (Canada). « L’œil offre une vision unique et non invasive du système circulatoire. Les modifications des vaisseaux sanguins rétiniens reflètent souvent celles qui se produisent dans les petits vaisseaux du corps », a ajouté la chercheuse, citée dans un communiqué (Source 2).
Les scientifiques ont ici combiné des analyses rétiniennes, des données génétiques et des échantillons sanguins de plus de 74 000 participants, répartis dans quatre cohortes. Ils ont alors découvert que les personnes ayant des vaisseaux sanguins rétiniens plus simples et moins ramifiés présentaient un plus grand risque de maladies cardiovasculaires (AVC, infarctus…) et des signes de vieillissement biologique (inflammation notamment).
Étant donné que l’évaluation des maladies cardiovasculaires nécessite actuellement des examens plus lourds et/ou plus nombreux, les chercheurs espèrent que les scanners rétiniens pourront à l’avenir constituer un moyen simple, rapide et peu coûteux de faire la même chose.
L’équipe de recherche indique par ailleurs avoir découvert des causes biologiques potentielles des modifications des vaisseaux sanguins de l’œil. « Nos résultats indiquent des cibles médicamenteuses potentielles pour ralentir le vieillissement vasculaire, réduire le fardeau des maladies cardiovasculaires et, en fin de compte, améliorer la durée de vie », s’est réjouie Marie Pigeyre, qui a dirigé l’étude.
D’autres travaux, de plus grande ampleur encore, devront toutefois être menés pour confirmer toutes ces observations, en vue d’une potentielle application en milieu clinique.

Marwan Besrour, doctorant en génie électrique de l’Université de Sherbrooke, a travaillé à développer un implant rétinien afin de redonner la vue à des personnes atteintes de cécité partielle ou totale.
Il est aussi récipiendaire de la récompense la plus prestigieuse que puisse recevoir un étudiant fréquentant un établissement d’enseignem
Marwan Besrour, doctorant en génie électrique de l’Université de Sherbrooke, a travaillé à développer un implant rétinien afin de redonner la vue à des personnes atteintes de cécité partielle ou totale.
Il est aussi récipiendaire de la récompense la plus prestigieuse que puisse recevoir un étudiant fréquentant un établissement d’enseignement canadien, soit la médaille d’or académique de la Gouverneure générale du Canada.
Son projet vise à développer de nouveaux traitements pour la rétinite pigmentaire et la dégénérescence maculaire liée à l’âge.
Ça fonctionne comme une rétine artificielle qu’on met au fond de l'œil. On récolte des images du monde extérieur et on a une intelligence artificielle qui convertit ces images en signaux électriques que le cerveau est capable de comprendre. Ces signaux électriques sont délivrés par l’implant rétinien sous forme symphonie rétinienne, explique-t-il.
Je me suis intéressé à ce projet parce qu’il a un impact direct sur la société.
Une citation deMarwan Besrour, doctorant en génie électrique de l’Université de Sherbrooke
AILLEURS SUR INFO : Les conséquences parfois tragiques de la sextorsion
L’équipe de recherche dirigée par Réjean Fontaine développe également d’autres implants biomédicaux, notamment pour les personnes épileptiques et paraplégiques.
Ça fonctionne comme une rétine artificielle qu’on met au fond de l'œil. On récolte des images du monde extérieur et on a une intelligence artificielle qui convertit ces images en signaux électriques que le cerveau est capable de comprendre. Ces signaux électriques sont délivrés par l’implant rétinien sous forme symphonie rétinienne, explique-t-il.
Je me suis intéressé à ce projet parce qu’il a un impact direct sur la société.
Une citation deMarwan Besrour, doctorant en génie électrique de l’Université de Sherbrooke
AILLEURS SUR INFO : Les conséquences parfois tragiques de la sextorsion
L’équipe de recherche dirigée par Réjean Fontaine développe également d’autres implants biomédicaux, notamment pour les personnes épileptiques et paraplégiques. Source: https://ici.radio-canada.ca/ journalistes:
Lounan Charpentier
Sarah Arsenault

Une nouvelle étude révèle que les patients souffrant de psoriasis doivent aussi surveiller leurs yeux. Ils peuvent plus facilement développer une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). En France, un à deux millions de personnes sont concernées par le psoriasis, une maladie inflammatoire qui entraîne le renouvellement trop rapide
Une nouvelle étude révèle que les patients souffrant de psoriasis doivent aussi surveiller leurs yeux. Ils peuvent plus facilement développer une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). En France, un à deux millions de personnes sont concernées par le psoriasis, une maladie inflammatoire qui entraîne le renouvellement trop rapide de la peau, et provoque des plaques rouges qui démangent. Mais cette pathologie est parfois associée à d’autres maladies, comme le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires ou la dépression. Des chercheurs ont identifié des liens avec une autre affection, qui touche cette fois les yeux : la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), qui est la première cause de malvoyance chez les personnes de plus de 50 ans, selon l’Assurance maladie. L'équipe de dermatologues a présenté ses résultats lors du congrès de l’Académie européenne de dermatologie (EADV), qui s’est tenu à Paris le 18 septembre 2025. Les patients qui souffrent de psoriasis ont un risque accru de DMLA.
La DMLA touche généralement les personnes de plus de 50 ans, et la proportion de personnes concernées augmente avec l’âge. 25 à 30 % des Français de plus de 75 ans seraient ainsi impactés. Cette affection de la rétine peut entraîner une perte partielle ou totale de la vue d’un œil, de manière progressive ou plus brutale. Les deux yeux peuvent être touchés. C’est la vision centrale qui est affectée : le patient voit un rond noir au centre et ne conserve que la vue périphérique.
Pour cette étude, une équipe de dermatologues de l’Université de Rochester (Etats-Unis) ont suivi durant 15 ans une cohorte de près de 23 000 personnes de plus de 55 ans concernées par le psoriasis. Les chercheurs ont comparé l’incidence de la DMLA dans ce groupe avec celle d’autres cohortes (personnes avec un trouble dépressif ou autres patients avec des problèmes dermatologiques), qui n’étaient pas touchées par le psoriasis.
Résultat : les patients avec du psoriasis avaient 56 % de risques supplémentaires de développer une DMLA que les participants de la cohorte avec un trouble dépressif. Le risque était accru pour la DMLA humide (40 % de risques en plus), plus rare, qui peut faire décliner la vision en quelques semaines à quelques jours. Le risque de DMLA sèche, qui progresse en 5 à 10 ans, était 13 % plus important.
Selon les chercheurs, la hausse de cas de DMLA parmi les patients souffrant de psoriasis pourrait avoir la même explication que l’augmentation du risque de maladies cardiovasculaires. Cette pathologie dermatologique favorise le déséquilibre des graisses dans le sang.
« Étant donné que le dépôt anormal de graisses dans la rétine est une caractéristique de la DMLA, en particulier la forme sèche, il est biologiquement plausible que le psoriasis puisse augmenter le risque de DMLA », explique la Dr Alison Treichel, autrice de l’étude, dans un communiqué. L’équipe de médecins encourage les patients concernés par le psoriasis à se faire suivre régulièrement par un ophtalmologue. Des perspectives de traitement préventif semblent possibles. Les personnes touchées par cette maladie dermatologique qui prenaient une thérapie biologique avaient 27 % de risques en moins de développer une DMLA par rapport à celles qui suivaient uniquement un traitement à
base
de corticoïdes. Source:https://www.topsante.com/

Un vaccin expérimental à base d’ARN messager pourrait transformer le quotidien des patients atteints de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Testé avec succès sur des souris, il laisse entrevoir une alternative moins lourde aux injections intraoculaires répétées.
La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est l’une des prin
Un vaccin expérimental à base d’ARN messager pourrait transformer le quotidien des patients atteints de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Testé avec succès sur des souris, il laisse entrevoir une alternative moins lourde aux injections intraoculaires répétées.
La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est l’une des principales causes de cécité dans le monde, en particulier après 60 ans. En France, elle touche près d’un million de personnes, souvent contraintes à un traitement lourd : des injections régulières directement dans l’œil. Ces gestes, aussi impressionnants que douloureux à l’idée, pèsent sur le quotidien des patients et sur le système de soins. Une équipe de chercheurs californiens a testé un vaccin inédit basé sur la technologie de l’ARN messager, déjà largement connue grâce aux vaccins contre le Covid-19. Leur objectif : trouver une alternative plus simple et durable à ces injections contraignantes. Les premiers résultats, publiés dans la revue Vaccine, suscitent un réel espoir.
La DMLA détruit progressivement la macula, une minuscule zone de la rétine qui permet de lire, de conduire ou de reconnaître les visages. Cette pathologie existe sous deux formes. La forme dite "sèche", plus fréquente, évolue lentement et entraîne une perte progressive de la vision centrale. La forme "humide" est plus agressive : elle est causée par la croissance de vaisseaux sanguins anormaux dans l'œil, une affection appelée néovascularisation. Ces vaisseaux sanguins laissent s'écouler une accumulation de liquide dans la rétine, ce qui entraîne progressivement une perte de vision en l'absence de traitement.
Aujourd’hui, les patients atteints de la forme humide doivent recevoir régulièrement des injections de médicaments anti-angiogéniques qui arrêtent la formation de vaisseaux sanguins directement dans l'œil. . Ce traitement empêche la croissance anarchique des vaisseaux sanguins mais nécessite une répétition constante, parfois tous les mois, ce qui est éprouvant physiquement et psychologiquement.
C’est précisément pour alléger ce fardeau qu’une équipe dirigée par Masayo Uchida, professeure assistante en sciences pharmaceutiques à l’Université de Californie à Irvine, a conçu un vaccin expérimental. Basé sur la technologie de l’ARN messager, il a été testé sur deux modèles de souris développant une DMLA expérimentale. Habituellement, les vaccins à base d'ARN messager fournissent des instructions à l'organisme pour qu'il génère des anticorps contre des agents pathogènes. Dans ce contexte, le vaccin introduit l'ARNm qui code pour l'alpha-2-glycoprotéine 1 riche en leucine (LRG1), une protéine impliquée dans l'angiogenèse et présente en quantités élevées chez les personnes souffrant de DMLA. Le corps produit alors des anticorps qui se fixent spécifiquement sur LRG1 et la neutralisent.
Le vaccin a été testé sur deux modèles murins de la maladie. Après seulement deux injections intramusculaires administrées à 14 jours d’intervalle, les deux modèles ont montré une forte réponse immunitaire qui a significativement réduit la croissance anormale des vaisseaux sanguins dans la rétine. Les effets étaient visibles dès la semaine suivant la première dose.
Le vaccin s'est avéré sûr. Il n'a pas perturbé la croissance normale des vaisseaux sanguins, n'a pas endommagé le tissu rétinien sain et n'a pas déclenché de réactions immunitaires nocives dans d'autres organes des souris. Parallèlement, le traitement s'est avéré aussi efficace que les médicaments anti-facteur de croissance endothélial vasculaire (VEGF) classiques, sans toutefois présenter leurs inconvénients majeurs.
Le professeur Satoshi Uchida du département d'ingénierie nanomédicale avancée de Science Tokyo déclare : "À notre connaissance, il s'agit de la première étude démontrant qu'un vaccin à ARNm peut supprimer la néovascularisation pathologique dans des modèles animaux (...) Les effets de la vaccination à ARNm LRG1 sur la réduction des cellules endothéliales et microgliales étaient comparables à ceux d'un traitement par anticorps anti-VEGF. Contrairement aux traitements conventionnels nécessitant des injections intravitréennes répétées, ce vaccin pourrait offrir des bénéfices à long terme avec une seule dose intramusculaire, réduisant ainsi potentiellement la charge thérapeutique pour les patients".
Si les résultats doivent encore être confirmés chez l’humain, l’idée d’un vaccin constitue une avancée symbolique et concrète. Cette option plus pratique et moins invasive pourrait transformer la vie de milliers de patients qui vivent aujourd’hui au rythme des rendez-vous ophtalmologiques et de la peur de l’aiguille.
Les chercheurs restent prudents : le passage d’une étude animale à un essai clinique humain représente un long chemin. Mais pour la communauté médicale comme pour les patients, l’espoir est bien réel. Source : https://www.doctissimo.fr/
David Bême, rédacteur en chef

Des études récentes s’intéressent au lien entre activité physique et santé oculaire, examinant comment le sport pourrait ralentir la dégradation de la vue liée à l’âge et contribuer à prévenir certaines maladies ophtalmiques fréquentes chez les seniors.
Faut-il bouger pour préserver
Des études récentes s’intéressent au lien entre activité physique et santé oculaire, examinant comment le sport pourrait ralentir la dégradation de la vue liée à l’âge et contribuer à prévenir certaines maladies ophtalmiques fréquentes chez les seniors.
Faut-il bouger pour préserver sa vue ? Plusieurs recherches récentes tendent à démontrer que rester actif ne se limite pas à protéger le cœur ou le cerveau. Cette habitude pourrait aussi constituer un véritable atout pour la santé oculaire, en particulier face à la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Cette affection, principale cause de perte de vision centrale chez les seniors, inquiète légitimement médecins et patients. Mais l’espoir subsiste.
Pour comprendre ce lien, il faut rappeler que la rétine, notamment sa zone centrale appelée macula, dépend d’un apport sanguin constant. Or, en cas de troubles cardiovasculaires, cette irrigation se trouve compromise. Selon Phillip Yuhas, optométriste à l’Ohio State University College of Optometry, « l’œil est extrêmement tributaire de la circulation sanguine. Si votre système cardiovasculaire est sain—et l’exercice y contribue énormément—le risque de maladies oculaires diminue, qu’il s’agisse de DMLA ou même de glaucome ».
Les preuves scientifiques s’accumulent. Chez la souris, des expériences indiquent que l’activité physique réduit la prolifération des vaisseaux sanguins dans l’œil—un facteur clé dans le développement de la DMLA. Côté humain, une méta-analyse menée en 2022 auprès de 14 630 adultes révèle que des niveaux élevés d’activité physique semblent protéger contre les formes précoces de cette maladie. Précision importante : les exercices intenses, sollicitant force ou endurance, apportent les bénéfices les plus nets, alors qu’une simple marche tranquille ne suffirait pas toujours.
Pour faciliter la lecture, voici quelques éléments essentiels :
La progression de la DMLA étant généralement lente et épargnant la vision périphérique, beaucoup peuvent poursuivre une activité physique adaptée. Les spécialistes recommandent ainsi jusqu’à trente minutes d’exercice quotidien pour soutenir santé cardiaque et oculaire. Néanmoins, il convient d’être vigilant dans les environnements inconnus — surtout en extérieur — afin d’éviter tout accident lié à une baisse du champ visuel central.
Si rien ne remplace un accompagnement médical personnalisé (consultation auprès d’un spécialiste en basse vision conseillée par Vaishnavi Balendiran, ophtalmologiste au sein du Mason Eye Clinic), l’activité physique s’affirme comme un pilier préventif précieux face aux maladies dégénératives des yeux. Un motif supplémentaire pour enfiler ses baskets sans tarder.
Source: https://www.actusante.net/


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